Laure Rolin, entrepreneuse, autrice et ......

 

Entrepreneuse, auteure et modèle et co-créatrice de l'oeuvre SILENCES, Laure Rolin nourrit la certitude qu’une femme peut vivre plusieurs vies. Elle conjugue ainsi sa carrière de cheffe d’entreprise dans le secteur de l’immobilier et sa passion pour l’écriture, le dessin, les collages. Ses mots sont un véritable exutoire et résonnent profondément avec les tribulations intérieures de ses lecteurs.

Crédit Photo @AmélieMarzouk 

Quels étaient tes rêves de petite fille ?

Beaucoup de rêves artistiques ; j’ai d’abord rêvé d’être chanteuse avec une prédilection pour l’opéra (mais il faut avouer que je n’ai aucun talent pour le chant et que ce qui me plait surtout ce sont les textes). J’ai ensuite rêvé d’être mannequin (j’ai même envoyé ma candidature chez Elite à l’âge de 15/16 ans). Enfin, je rêvais aussi de lancer mon propre magazine autour des animaux. Vers l’âge de 10 ans, je découpais dans de multiples revues pour confectionner mon propre hebdomadaire. 

Une fois que le goût de la lecture m’a attiré, j’ai rêvé de devenir écrivain. Puis ma passion du nu m’a initié comme dessinatrice. J'ai notamment dessiné une fresque énorme au fusain sur la porte de ma chambre. 

Par dessus tout, c’est l’écriture qui a été omniprésente dans ma vie. De mes premiers poèmes vers l'âge de 15 ans jusqu’à de nombreux r commencés et laissés inachevés

Un mot sur ton parcours ?

En énumérant comme ça tous les arts avortés tels quels, je me rends compte que j’aime la multiplicité de l’expression. Qu’elle passe par les mots, le corps, le silence, le fait de s’exposer ou au contraire d’intérioriser.

A l‘âge de 18 ans, après avoir fait un stage au Cahier du Cinéma du Nouvel Obs, j’ai tout d’abord tenté le concours du Celsa pour devenir journaliste dans une rubrique culture. J’ai échoué le concours et me suis donc orienté vers une école de communication qui me permettrait de continuer à “toucher” à tout , et si possible dans un domaine culturel ou celui du luxe, sur lequel j’ai fait mon mémoire de fin d’étude. J’ai commencé une carrière dans la communication pour un groupe de cosmétiques. Ma première grossesse a été un déclencheur sur ma réorientation de vie; c’est à ce moment-là que j’ai réfléchi à me lancer dans l'entreprenariat.

Crédit Photo Amélie Marzouk extrait de Silences

Quel a été le déclencheur qui t’as permis de te lancer dans l’art ?

Je dois un énorme merci au premier confinement qui a été le déclencheur de mes retrouvailles avec moi-même.

Enfin une rencontre providentielle avec Amélie Marzouk, avec qui nous avons partagé nos envies et engendré notre premier projet artistique de folie.

Grâce à l’émulation créatrice de nos deux parts d’ombres et de lumière, nous avons imaginé le parcours initiatique d’une muse, qui seule face à elle-même lutte pour aller vers le beau. 

Le projet artistique Silences est immortalisé dans un livre qui porte le même nom. Découpé en 5 actes, ce livre que nous avons décidé d’auto édité, allie photographie et poésie. Je suis le modèle et en ai écrit les textes. J’ai réalisé avec Silences mes rêves d’enfants, et surtout retrouvé la voie qui mène à mon moi profond. 

Depuis, l’art a retrouvé une place significative dans ma vie et je m’essaie à de nouveaux médias tels que le collage, le dessin et toujours l’écriture.

Enfin, ce premier confinement m’a également permis de terminer un premier roman, pour lequel je cherche un éditeur.

Le Livre Silences
Quels ont été les obstacles ?

Il y a eu pas mal d’obstacles à vrai dire; ou non… notre mantra favoris est devenu “Au pire c’est non” et au final, malgré les réticences, remarques négatives diverses, mises en garde variées, nous avons décidé avec Amélie de tout faire toutes seules ou presque et de lancer notre livre en auto-édition. L’idée étant pour ce premier projet de se laisser un maximum le champ libre; sans contrainte contraire à notre art ni à notre vision.

Nous avons subi bien sûr un ralentissement dans la mise en place d’expositions autour de Silences au vu du contexte actuel; mais ce n’est que pour mieux rejaillir au printemps.

Où puises-tu tes inspirations ? 

Absolument partout. Je fais depuis quatre ans un gros travail sur moi-même ; travail spirituel tout d’abord, mais aussi sur la recherche de la mémoire et de la transmission ; notamment sur ce que je vais laisser, inculquer à mes deux filles.

Enfin, j’essaie d’ouvrir mon champ de connaissances, d’aiguiser ma curiosité, de ne pas me laisser enfermée dans une case.

La liberté est une notion très forte pour moi ; j’essaie de la cultiver le plus possible.

Enfin, je crois que l’inspiration vient également de l’échange avec l’Autre ou de l’échange avec soi lors de promenades en forêt. Je dirais que c’est la dualité du partage et de la solitude qui nourrit donc ma créativité.


Quelle actualité personnelle as-tu envie de nous partager ?

Je vais tenter une expérience de retraite du Silence très prochainement ou en ferai sans doute un article pour les Editions555 ; je travaille également sur un second roman. Enfin, nous espérons prochainement pouvoir organiser de nouvelles expositions pour “Silences”; avis à celles/ceux qui ont des idées de lieux décalés !

Calligraphie Silences


Ton mantra 

“De la joie et de l’amour” et aussi celui-ci que j’aime bien:

“La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie”


Retrouvez Laure sur les réseaux sociaux

https://www.instagram.com/laure_rolin/

 

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